LA MÉTHODE DU
GESTE NATUREL
Textes et photos extraits de Golf Magazine de Mars à Octobre 1997
– B. Bouchet
6. DES COUPS TRÈS SPÉCIAUX
 
Sur un terrain de golf, il faut bien comprendre
que vous ne jouez pas seulement
contre vous ,
mais aussi contre la nature. Ceci vous permettra d'affronter
l'avenir et les
nouvelles situations
en toute sérénité. Les solutions à vos problèmes sont parfois
moins compliquées
que vous ne le pensez. Combien de fois ais-je entendu « Que
dois-je faire quand ma balle repose dans la lèvre
d'un bunker ?», « Quelle est la
solution dans les buissons d'épineux», ou encore
«Comment frapper une balle à moitié
dans l'eau ?» Toutes ces questions sont inutiles.
Vous ne devriez pas vous les poser.
Réfléchissez !
Combien de fois dans l'année, vous retrouvez-vous
dans une position injouable,
sans solution immédiate à l'esprit ? Ça ne doit
pas être si fréquent que cela !
Il est vrai qu'il est frustrant de se retrouver en
plein été avec une balle injouable
dans un rough jusqu'aux genoux, alors qu'un mois
auparavant votre grand-père
aurait pu la sortir avec un bois 3. Même constat
quand vous atterrissez dans un
bunker où les innombrables trous qui le parsèment
laissent penser qu'il a été
squatté par une horde de lapins !
Cela fait partie du jeu ! Alors, pour vous en
sortir, choisissez la solution la
plus facile : prenez un drop
(photos 1 et 2)
cela ne coûte qu'un point !
Adaptez votre matériel

Vous êtes seul face à cette satanée balle, sans
même un caddie pour vous donner
au centimètre près la distance qui vous sépare du
drapeau. Seul, vous n'en êtes
pas toujours certain : à force de voir le sort
vous accabler - vous atterrissez
systématiquement dans la seule trace de pas du
bunker et les rebonds sont
toujours catastrophiques - vous vous demandez
souvent si quelque lutin
maléfique ne vous accompagnerait pas tout au long
de l'année... rien que pour
mettre votre balle dans les situations les plus
impossibles.
Restons sérieux. Dans les 20 dernières années, le
matériel que nous utilisons a
fait des progrès considérables. La force brute
n'est plus obligatoire pour sortir du
rough, pas plus que la précision d'un chirurgien
pour réussir son approche autour
du green.
Laissez faire vos clubs ! Discutez-en avec
votre pro, lui seul connaît votre
swing et les difficultés que vous rencontrez.
Il sera à même de vous
conseiller de changer un ou deux clubs dans votre
sac. Une "modification" aux
bénéfices immédiats qui ne prend que quelques
secondes. Alors que la moindre
amélioration technique du swing requiert des
heures et des heures de travail afin
de faire oublier à votre corps les mauvaises
habitudes ancrées depuis des années.
Et même si vous y arrivez à force d'abnégation, il
n'est pas sûr que, seul sur le
parcours et confronté aux éléments, vous ne
retombiez pas dans vos travers...
Swinguez au ralenti
Si vous avez "travaillé" votre stratégie, vous
avez certainement éliminé une
grande partie de vos problèmes de petit jeu. En
vous entraînant principalement
avec votre pitching-wedge, vos sensations et votre
toucher ont dû s'améliorer
grandement.
Il est temps de franchir une nouvelle étape.
Entraînez-vous à ralentir la vitesse de
votre swing lorsque que vous vous rapprochez du
green (tout comme votre
vitesse de marche). Regardez les pros : la plupart
d'entre eux sont capables
d'exécuter avec un pitching-wedge un plein swing
tout en envoyant la balle à
10 m de distance.
Apprenez à faire de même, ceci vous apportera des
avantages immenses.
Dans le bunker
Une préparation similaire est nécessaire lorsque
l'on se trouve dans un bunker
(l'endroit le plus "facile" du parcours). Gardez
le même swing naturel en tête et
modifiez simplement l'épaisseur du coussin de
sable à interposer entre la balle et
la face du club, en fonction de la distance que
vous voulez faire parcourir à la
balle. Si vous êtes près du trou
(photo 4),
enfoncez vos pieds plus que la normale
et effectuez un plein swing.
Vous prendrez donc plus de sable qu'à l'accoutumée
et le vol de la balle en sera
réduit d'autant. Si vous êtes loin du trou,
marchez tranquillement jusqu'à votre
balle, n'enfoncez pas vos pieds et faites un plein
swing. En ne prenant pas de
sable, votre balle volera "comme d'habitude"
(photo 5).
C'est un moyen très
efficace de se simplifier la vie dans les bunkers
lorsqu'il s'agit d'évaluer la
distance à laquelle il faut envoyer la balle. Et
puis, vous êtes là pour jouer au
golf, pas pour passer la journée à la plage !

Vous prendrez donc plus de sable qu'à l'accoutumée
et le vol de la balle en sera
réduit d'autant. Si vous êtes loin du trou,
marchez tranquillement jusqu'à votre
balle, n'enfoncez pas vos pieds et faites un plein
swing. En ne prenant pas de
sable, votre balle volera "comme d'habitude"
(photo 5).
C'est un moyen très
efficace de se simplifier la vie dans les bunkers
lorsqu'il s'agit d'évaluer la
distance à laquelle il faut envoyer la balle. Et
puis, vous êtes là pour jouer au
golf, pas pour passer la journée à la plage !
Les approches
Il est vrai qu'il est illogique de faire un plein
swing à vitesse réduite lorsque l'on
se trouve au bord du green. Cela suggère une
"approche" plus technique.
Gardez votre tête immobile, maintenez votre bras
gauche tendu, ne soulevez pas
vos hanches, ne cassez pas les poignets et
mettez un peu plus de pression sur le
grip. Et pendant vos séances
d'entraînement,n'oubliez pas de vous détendre de temps
en temps en faisant quelque pas sur le
pitchinggreen. En fait, il faut dominer le club
alors que lorsqu'il s'agit d'un plein coup,
c'est lui qui doit vous dominer.
En serrant
un peu plus le club, vous utiliserez
obligatoirement plus les avant-bras et les épaules
en réduisant l'action des pieds et des jambes.Alors,
rappelez-vous : sur le départ, on
swingue avec les orteils et c'est la force
centrifuge de la tête du club qui fait tout
le travail ; et plus vous vous rapprochez du trou,
plus le haut du corps travaille...
sans oublier votre cerveau !
Le putting
À un moment ou à un autre, il faut bien aborder le
putting. Le putting est quelque
chose de très individuel.
On le possède ou pas (dans une certaine limite,
cela va de soi). Si vous
rencontrez des problèmes insolubles, essayez donc
de trouver un bon pro
spécialiste en ce domaine. De même, n'hésitez pas
à essayer un bon nombre de
putters afin de trouver celui qui vous convient le
mieux (ou le moins mal...).
Bon golf.
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